Culture – Les styles de musique brésilienne2018-10-31T15:12:34+00:00

Les musiques brésiliennes

Compagnie Swing Brasileiro

LES PRINCIPAUX STYLES DE MUSIQUE BRESILIENNE

Ils sont issues de la richesse des traditions et des coutumes du peuple brésilien.
Au Brésil, les musiques sont nées du métissage des peuples indigènes, africains et européens.
CHORO

LE CHORO

Issue de la fusion des rythmes afro-brésiliens et européens, le choro apparaît en 1870. Musique mélancolique, elle est caractérisée par les sonorités de la flûte, de la guitare et du cavaquinho. Sont nom viendrait du mot « xolo » qui était un style de bal des esclaves africains pendant la période coloniale ou peut être pour l’interprétation « pleureuse » des musiques de l’époque et dont le mot « choro », pleure en portugais, aurait naturellement donné son nom. Au début du 20e siècle, des paroles sont ajoutées à la musique et son rythme s’accélère un peu, la rendant plus joyeuse.

LE SEMBA

Le samba est un genre musical et une forme de danse populaires du Brésil (la samba, c’est la danse). C’est une musique binaire, basée sur une rythmique syncopée. Son origine remonte aux années d’esclavage des noirs. C’est une musique de métissage entre les indigènes et les colons. A partir du rythme samba originel se sont construits d’autres styles musicaux : batucada, samba de roda, samba reggae… et, avec le jazz des années 1960, un rythme qui dépassa rapidement les frontières du pays : la bossa-nova, qui est une sorte de samba lente. Son nom aurait pour origine le terme « semba » qui dans les régions du Zambèze et du Congo, signifie « danse ». Initialement pratiquée par les Noirs, la samba est devenu la musique reine du carnaval de RIO puis s’est imposé dans tout le pays à travers la radio et le tube « Pelo telefone » en 1917 . C’est ainsi que depuis un siècle, la samba est associée au Brésil et séduit le monde entier ;

LA BOSSA NOVA

C’est la fille de la samba qui apparait dans les années cinquante. On peut le traduire par « nouvelle vague ». Ses créateurs sont João Gilberto, l’inventeur de la syncope rythmique qui la caractérise, Antonio Carlos Jobim qui met au point sa structure, et Vinicius De Moraes, un poète à la carrière de diplomate qui façonne l’esprit de ses paroles. Soutenue activement par la bourgeoisie de la zone sud de Rio de Janeiro, cette nouvelle esthétique est à mettre en parallèle avec tout un renouveau brésilien dont le symbole est la nouvelle capitale Brasilia qui sera inaugurée en 1960.
« The Girl from Ipanema », de João et Astrud Gilberto et Antonio Carlos Jobim en est l’album fondateur et de nombreux artistes s’y rattachent (Baden Powell, Caetano Veloso, Gilberto Gil parmi tant d’autres)
Deux grands propagateurs de la bossa nova ne sont pas des Brésiliens mais… des Américains : le saxophoniste Stan Getz et le chanteur crooner Frank Sinatra.

LE FORRÓ

C’est sous ce terme que l’on réunit les rythmes qui fleurissent dans les campagnes, comme le baião, le côco, l’arrasta-pé, le xote… À la base, la voix est accompagnée d’un accordéon, d’un triangle et d’un tambour (zabumbá). Luiz Gonzagua a popularisé le forró dans tout le pays dans les années 1940.
Il trouve son origine dans les trois cultures qui irriguent le pays, l’africaine, l’européenne et surtout la musique amérindienne. Le forró est une musique de bal et se pratique tout au long de l’année. Syncopée, entraînante et gaie, elle peut néanmoins être considérée comme une cousine lointaine du blues, car les textes font souvent référence aux difficultés de la vie et à l’émigration depuis les régions du nord qui sont pauvres vers celles du sud qui sont plus riches.

LA CANTORIA

C’est la forme que prend l’art poétique populaire dans le Nordeste. Virtuose et satirique, il est l’œuvre de repentistas et violeros, sorte de troubadours qui parcourent le territoire, de places publiques en marchés. Quand ils se croisent, ils se livrent à des desafios, des joutes qui tiennent en haleine des auditoires fascinés par leurs improvisations. Peu représentée dans la production discographique, cette forme de chant a néanmoins perduré chez les plus modestes des Brésiliens. C’est par son biais que sont véhiculées les connaissances et les légendes populaires.

FREVO

Le frevo un genre musical de cadence accélérée et syncopée fait pour le carnaval, afin de proposer plus d’animation et d’euphorie.
Le nom frevo est originaire du mot « ferver » en portugais (bouillir).
À partir de 1880, la musique de rue de Recife n’était plus fournie uniquement par les bandas militaires. C’est le début des fanfares, au service des simples travailleurs. Les compositeurs ont rajouté aux fanfares, les caisses (tarol), pour soutenir le rythme.
Déclaré en 2012, patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

LES BATUCADAS

Ce sont des ensembles de percussions qui réunissent parfois jusqu’à cinquante instrumentistes – Olodum est l’un des plus connus. Originaires d’Angola, ils interviennent traditionnellement dans des cérémonies religieuses en plein air. On les trouve également lors des carnavals, ainsi que dans toute manifestation publique. Cette pratique bahianaise – courante, cependant, dans tout le Brésil – s’est implantée à l’étranger, notamment en France où plusieurs formations ont vu le jour depuis le regain d’intérêt dont elle a bénéficié à partir des années 1990.

LES BLOCOS AFROS

Tels que Ilê Ayé rythment le carnaval de Salvador de Bahia. Batucadas dans la rue et trios eléctricos défilent en faisant exulter la foule bahianaise. Influencés par les mouvements revendicatifs afro-américains et rasta, mais aussi par le candomblé, ces ensembles ont lancé la samba reggae et l’axé-music, synthèse de rythmes d’origine africaine. Carlinhos Brown et Daniela Mercury sont deux des vedettes issues de cette mouvance qui ont contribué à la revitalisation des musiques populaires du pays depuis les années 1980.

LA LAMBADA

C’est un genre qui existe du côté de Belém, très influencé par les rythmes d’Amérique centrale et des Caraïbes. Mais c’est un groupe parisien issu de Touré Kunda, qui l’a popularisé en reprenant la mélodie d’un groupe bolivien.

FUSION

La Musique Populaire Brésilienne (MPB) réunit à partir du début des années 1960 sous son étendard la nouvelle génération de vocalistes et musiciens pop du pays qui s’inspirent de tous les styles traditionnels et nouveaux. Des artistes engagés qui cherchent à dire des choses sur leur société, rompant ainsi avec la bienséance et la légèreté de la plupart de leurs prédécesseurs. Parmi les plus importants figurent Geraldo Vandré – chanteur protestataire -, Roberto Carlos – star du rock des années 1960 -, Jorge Ben – incroyable créateur de tubes, très porté sur la soul -, Milton Nascimento – poignant chanteur qui a notamment mis en avant les musiques des minorités du Brésil -, Maria Betânhia , Edu Lobo, Elis Regina, Marcos Valle, Nara Leão, Djavan et Chico Buarque.

FUNK CARIOCA

Issu des bals des années 70 dans les « favelas » de Rio de Janeiro, ce genre s’affirme dans les années 80 influencées par le Miami Bass aux sonorités alliant boîtes à rythmes et basses synthétiques.
C’est dans les années 90 que s’intègrent les paroles en portugais dénonçant la pauvreté et la violence subie par les classes les plus pauvres de la société carioca.
Ce style s’impose à partir des années 2000 avec des rythmes plus dansants et une explosion de l’érotisme dans les textes et les danses qui l’accompagnent.

SERTANEJO

La musique sertaneja prend ses racines dans le Brésil profond.
Cette musique – originaire du « sertao », une région aride du nord-est pauvre – à au moins un siècle d’existence, mais c’est à partir des années 80 et 90, qu’elle est devenue un phénomène de masse, et la musique la plus jouée à la radio et dans les fêtes au Brésil.
Caractérisée par une musique simple et mélancolique, cette musique est généralement présentée par un duo de chanteurs sur un style musical emprunté à la musique country.
Ce style a été rendu célèbre mondialement avec le tube de Michel Telo « ai se eu te pego »

SAMBA-REGGAE

Ce rythme est issu d’une rencontre de la samba avec les rythmes caribéens (Reggae et Merengue) et avec la musique issue du Candomblé, la principale religion afro-brésilienne.
Historiquement, le samba-reggae est né dans le courant d’émergence de la conscience noire à Bahia.